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  • : L'île Seguin
  • L'île Seguin
  • : Une île pas comme les autres, remplie d'histoires à la controverse de son nouvel aménagement...

Recherche

Jeudi 8 mai 2008 4 08 /05 /Mai /2008 17:31

A.M.C.: American Motors Corporation

AMETIS: Association de la Maîtrise, de l’Encadrement et des Techniciens de l’Ile Seguin

A.M.I.S. : Association pour la Mutation de l’île Seguin

A.N.R. : Agence Nationale de la Recherche

A.P. : Agents Productifs

A.P.Q. : Agents de Production Qualifié

ATRIS : Association des Travailleurs Renault de l’Ile Seguin

BDIC : Bibliothèque de documentations et d’informations contemporaines

C.E.E. : Comité Centrale d’Entreprise

C.E : Comité d’Entreprise

C.E.E. : Comité Centrale d’Entreprise

C.F.D.T. : Confédération Française Démocratique du Travail

C.G.P.F. : Confédération Générale du Patronat Français

C.G.T. : Confédération Générale du Travail

C.I.B. : Centre Industriel de Billancourt

C.O.A. : Comité d’Organisation de l’Automobile

CSMA: Conseil Supérieur pour les Musiques Actuelles

BDIC : Bibliothèque de documentations et d’informations contemporaines

CV: chevaux

DUB : Direction des Usines de Billancourt

F.F.I. : Force Française de l’Intérieur

F.L.N. : Front de Libération National

F.O.  Force Ouvrière

H.T.: Hors Taxe

IAURIF : Institut d’Aménagement et d’Urbanisme de la région Ile-de-France

IET : Institut Européen des Technologies

INCa : Institut Nationale du Cancer

MRAP: Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuple

P.C.F. : Parti Communiste Français

P.L.U.: Plan Local d'Urbanisme

POS: Plan d'Occupation des Sols

R.N.U.R. : Régie Nationale des Usines Renault

SAEM : Société d’Activité Economique Mixte

S.A.U.R. : Société Anonyme des Usines Renault

SEM : Société d’Economie Mixte

S.D.R.I.F. : Schéma du directeur régional de l’île de France

SFIO : Section Française de l’Internationale Ouvrière

SHON : Surface Hors Œuvre Nette

SMAC : Salle des Musiques ACtuelles

S.O.E. : Service d’Outillage et d’Entretien

S.T.O. : Service du Travail Obligatoire

T.C.S.P. : Transport en Commun en Site Propre

T.V.A. : Taxe à la Valeur Ajoutée

U.C.M.B. : Union de Carrosserie Montage de Billancourt

U.F.B.M. : Union de fabrication mécanique de Billancourt

ZAC : Zone d’Aménagement Concerté

 

Par Maelis - Publié dans : Lexique de sigles
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Jeudi 8 mai 2008 4 08 /05 /Mai /2008 16:58

De Dion Bouton

La société fut fondée par le comte (puis marquis) nantais Albert de Dion et Georges Bouton et Armand Trépardoux à Puteaux, elle commença par la fabrication d'automobiles à vapeur en 1882.Ces véhicules employaient une suspension semi-indépendante innovante à tube De Dion, qui fut reprise par d'autres fabricants. La société a produit une automobile à moteur à essence de petite cylindrée en 1895, la petite voiture. La société commença bientôt à produire des moteurs et à fournir à d'autres constructeurs automobiles. Les moteurs de Dion furent utilisés par plus de 150 autres sociétés. En 1900, De Dion-Bouton était le plus grand fabricant d'automobile dans le monde. La société produisit 400 voitures et 3 200 moteurs cette année là. La société fut la première à fabriquer un moteur V8 en série, en 1910. Ces chiffres de production seront dépassés par ceux de Panhard & Levassor avant la Première Guerre mondiale, puis par d'autres fabricants comme Peugeot ou Renault. Durement touchée par les conséquences du krach de 1929, la société ne saura pas renouveler sa gamme et devra abandonner la production de voitures de tourisme en 1933. Elle poursuivra cependant celle d'autobus et de balayeuses-arroseuses jusqu'en 1953, et de bicyclettes encore un dizaine d'années, avant d'être rachetée par une petite entreprise berrichonne.

Georges Bouton meurt en 1938, Albert de Dion en 1946.


 

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Jeudi 8 mai 2008 4 08 /05 /Mai /2008 16:56

Chronologie

1173 : Don de parcelles d’îles à l’abbaye de Saint-Victor par le Chevalier de Chailley

1382 : Conflit entre l’abbaye Saint-Victor et Saint-Germain-des-Prés sur la question de monopole d’exploitation des saules des îles Billancourt porté devant le prévôt de Paris. Il tranche en faveur de la première abbaye

1542 : L’abbaye de Saint-Victor achète l’île Rocherel, au pied de Saint-Cloud

1684 : Lettres patentes ordonnant la création d’un pont sur la Seine

Fin XVIIeme : Louis XIV décide d’élever un château à Versailles et d’agrandir le parc en rachetant tous les domaines environnants

1 septembre 1715 : Mort de Louis XIV

14 juin 1722 : Louis XV vient à Versailles avec sa cour

1727 : Manufacture de verrerie de Sèvres

1757 : Le château de Bellevue et les îles en contrebas sont offerts au roi et à ses trois filles surnommées les Dauphines

1774 : Les îles feront parties du département de la Seine et Billancourt d’Auteuil

1779 : Arrêt royal ordonne la réunion des îles au domaine royal, et se nomme « Iles Dauphines »

1781 : Arrêt du conseil qui confirme que les îles appartiennent à l’abbaye Saint-Victor

1787 : La ferme de Billancourt, l’île Saint-Germain et l’île Seguin sont acquises par la société Riffé pour y installer une blanchisserie

17 janvier 1795 : Mise en marche de l’usine d’Armand Seguin

22 décembre 1789 : L’assemblé constituante divise le royaume en départements

8 décembre 1793 : Jean-Baptiste Vandenyver avec ses deux fils et la comtesse du Barry passent devant un Tribunal Révolutionnaire et seront guillotinés

1808: Napoléon décide par décret de remplacer le pont par une construction en pierre

1820 : Création du mouvement artistique « L’école de l’île Seguin » par Jean Huet

1860 : Billancourt est rattachée à Boulogne et Auteuil est rattaché au 16ème arrondissement

1875 : Alfred Renault achète une résidence secondaire à Boulogne Billancourt

1882 : Mort d’Alfred Renault

1898 : Louis Renault dépose son brevet de la prise directe

24 décembre 1898 : Ascension de la rue Lepic à Montmartre par Louis Renault avec sa voiturette

25 février 1899 : Création de la société Renault Frères par Louis, Fernand et Marcel Renault

2 août 1899: Première victoire remportée par Renault dans une course automobile : le Paris-Trouville

1900 : Première ligne de métro à Paris

1900 : Le premier logo présente dans un médaillon, les initiales gravées et entrelacées des frères Renault

1903: Mort de Marcel Renault lors de la course Paris- Madrid

1905 : Renault remporte le marché des taxis parisiens

1906 : Le symbole Renault change, c'est une voiture vue de face à l'intérieur d'un engrenage

1907 : Création de la première filiale commerciale

1908 : Introduction du taylorisme dans l’usine de Renault de Billancourt

1 octobre 1908 : Par suite du rachat par Louis Renault des parts de son frère Fernand, la Société Renault frères est dissoute et devient la Société des Automobiles Renault

1909 : Mort de Fernand Renault

1910 : Grandes inondations des usines, l’usine est fermée du 22 janvier au 2 février

avril 1911 : Louis Renault entreprend un voyage aux Etats-Unis

1912-1913 : Premières grèves contre l’introduction du chronométrage

1914-1918 : Première Guerre Mondiale.

 Renault se convertit à l’industrie de guerre

25 août 1914 : Devant la menace allemande sur Paris, les usines Renault sont déménagées à Lyon, dans des locaux loués à Rochet-Schneider, 50 ouvriers sont maintenus à Billancourt pour produire les moteurs d'avions destinés à l'Armée, le reste de l'usine est fermé

1 août 1915 : Les ouvriers tronçonneurs, mécontent des baisses de 0,12 f des salaires horaires manifestent. Les trois délégués sont licenciés

1916 : Trente-huit ouvriers entament une grève pour demander une augmentation de salaire. Licenciement de trente-cinq grévistes.

25 juin 1916 : Des ouvriers militaires obtiennent un jour de repos par semaine au lieu d'un jour par mois

1 mai 1917 : Un restaurant géré par la coopérative pour la consommation des usines Renault est ouvert rue du Point du Jour

29 mai 1917 : Une partie des femmes employées chez Salmson (rue du Point du Jour) envahissent les usines Renault et débauchent la moitié des femmes. La perturbation durera jusqu'au 11 juin

13 juin 1917 : Un côté du bâtiment C4 s'effondre, tuant soixante personnes et blessant soixante autres. Cinq jours de grèves s'en suivent

9 au 18 mai 1918 : Grève dans les usines Renault

1 août 1918 : Parution du bulletin des Usines Renault destiné aux Agents de maîtrise

6 septembre 1918 : Louis Renault est promu Officier de la Légion d'honneur

1919 : Renault, fort de sa popularité guerrière, change la voiture du logo pour un char d'assaut, représentatif de la force et du mouvement. Une fois sa réputation établie à Billancourt, Renault veut étendre sa clientèle. Il use timidement de la publicité par le moyen d'affiches présentant ses voitures de luxe

2 avril 1919 : Loi qui fixe la journée de travail de 8 heures

12 juin 1919 : Louis Renault achète la propriété de Sarrestre d’une superficie de 3 315 m2

18 juin 1919 : Louis Renault achète la propriété d’Aubry, d’une surface de 22 024 m2

24 juin 1919 : le comte de Lambert loue pour une durée de vingt-neuf ans et neuf mois sa parcelle moyennant un loyer annuel de 40 000 francs pour les quatre premières années et de 45 000 francs pour les suivantes à Louis Renault

6 octobre 1919 : Création de l’école d’apprentissage Renault

1920 : L'île Seguin est mise à la disposition du personnel des usines pour ses temps de loisir en fin de journée

Janvier 1920 : Inondation des parties basses de Billancourt et de l'île Seguin

17 mars 1922 : La Société des Automobiles Renault devient la Société Anonyme des Usines Renault

1923 : Sur le nouvel emblème, le nom Renault apparaît au centre d'un motif décoratif rond en forme de grille ajourée

1924 : Première implantation d'une cellule du Parti Communiste

6 juin 1924 : Louis Renault achète la propriété de Lambert pour une somme de 1 300 000 francs

1925 : La 4 CV est présentée avec le nouveau logo : le losange, qui sera assimilé à la marque (on dit " la marque au losange ")

La première usine Renault est installée sur l'Ile Séguin

Louis Renault est promu Commandeur de la Légion d'honneur

1927 : Création de la structure de la centrale

1928 : Augmentation du capital de la SAUR pour financer la construction des nouveaux bâtiments de l’île Seguin

            Second voyage de Louis Renault aux Etats-Unis

12-28 mai 1928 : Grève pour une augmentation des salaires de 10 %

28 novembre 1929 : Visite de l’usine par des journalistes

15 février 1931 : Ouverture du Pont Daydé

20 mars 1932 : Ouverture du Pont Seibert

12 février 1934 : Renault est en grève. Deux ouvriers sont tués lors de l'intervention des forces de police à Billancourt

1936 : Victoire électorale du Front Populaire

            Début de la guerre civile espagnole

            Première fermeture des usines pour congés payés

14 janvier 1936 : Le conseil des ministres nomme Louis Renault, Grand-Croix de la Légion d'honneur

1 mai 1936 : Fermeture de l’usine pour cause de grève

28 mai 1936 : Grève et occupation des usines. Le travail reprend le 2 juin pour cesser à nouveau le 4. Le retour au travail s'opère le 13 juin

17 juillet 1936 : Nationalisation des ateliers de chars Renault

24 novembre 1938 : Occupation des usines en grèves. Mille huit cents ouvriers sont licenciés

1939 : Début de la Seconde Guerre mondiale

1 avril 1939 : Premier numéro de la revue Prise directe pour le personnel

1940 : Occupation des deux tiers de la France par les Allemands.

            Fin de la IIIeme République et instauration du régime de Vichy

Les usines Renault sont placées sous l'autorité de cadres de la Daimler Benz. A leur tête, le prince von Urach

24 mai 1940 : Louis Renault est envoyé aux Etats-Unis pour la fabrication de chars

10 juin 1940 : Evacuation des usines Renault

3 juillet 1940 :Retour de Louis Renault en France

1 septembre 1940 : Saisie des Usines Renault par les autorités allemandes

1941 : Prime de rendement pour les ouvriers payées au mois

3 mars 1942 : Premier bombardement que subit l’île Seguin

23 septembre et 15 octobre 1942 : Recrutement de 1027 volontaires pour le travail en Allemagne

4 avril 1943 : Deuxième bombardement effectué par l’US Air Force sur l’île Seguin

3 septembre 1943 : Troisième bombardement que subit l’île Seguin

15 septembre 1943 : Dernier bombardement que subit l’île Seguin

1944-1945 : Libération de Paris

23 juillet 1944 : Usine Renault à Billancourt ferme ses portes

23 septembre 1944 : Louis Renault est arrêté avec René de Peyrecave pour motif de « commerce avec l’ennemi » et sont emprisonnés à Fresnes

26 septembre 1944 : Les usines sont placées sous la responsabilité d’une administration provisoire par décision du Conseil des ministres

24 octobre 1944 : Louis Renault décède

23 décembre 1944 : Nationalisation de Renault

1945 : Réalisation de la façade de l’île Seguin par Albert Laprade

16 janvier 1945 : Naissance de la Régie Nationale des Usines Renault

Mars 1945 : Pierre Lefaucheux est nommé président de la RNUR

7 mars 1945 : Création d’un Comité Centrale d’Entreprise

1946 : La CGT obtient 90,4% des suffrages aux élections des délégués ouvriers à Billancourt

31 décembre 1946 : Madame Gallice vend ses terrains sur l’île Seguin à Renault

1947 : Lancement de la production de la 4CV

Avril 1947 : Première grande grève de l'après-guerre. Second mouvement en décembre. Violence dans l'usine

1948 : Mise en place de l’usine de montage chargée de produire en série la 4CV

Janvier 1948 : Création d'un Comité central d'entreprise

15 septembre 1950 : Premier accord salarial entre la direction et le s syndicats pour une augmentation salariale

1951 : Pierre Lefaucheux est promu Officier de la Légion d'honneur

1954 : Renault est redevenu le premier constructeur européen

11 février 1955 : Mort accidentelle de Pierre Lefaucheux

27 mars 1955 : Pierre Dreyfus devient le président directeur général de Renault (jusqu'en 1976)

Septembre 1955 : Premier accord d'entreprise avec les syndicats

1956 : Lancement de la Dauphine

1957 : Création de la SINUR, société immobilière chargée de construire ou d’acheter des immeubles pour le compte de la Régie

1958 : Retour au pouvoir du général de Gaulle et instauration de la Véme République

1959 : Pierre Dreyfus est décoré de la Légion d'honneur

1960 : Le losange de la marque est légèrement modifié : c'est une plaquette émaillée jaune, noir et blanc, avec le nom de l'entreprise au centre

1961 : Production en série de la Renault 4

21 avril 1961 : Putsch d’Alger

17 octobre 1961 : Manifestation suite au décret de Maurice Papon, préfet de police de Paris qui a ordonné un couvre feu pour les Algériens de 20h30 à 5h30

1962 : Fin de la guerre d’Algérie

            Quatrième semaine de congés payés

Grèves consécutives à l'annonce de 3 030 licenciements décidés à la suite de l'effondrement des ventes aux Etats-Unis

1964 : La durée du temps de travail passe de 48 à 44 heures

1965 : Lancement de la Renault 16

            Suppression du pointage à la mi-journée

1966: La Renault 16 élue voiture de l’année

Création d'un centre de reprise des voitures d'occasion du personnel rattaché à la succursale de  Boulogne-Billancourt

1967 : Nouvel accord d'entre prise avec un effort de mensualisation et une  assurance décès

1968 : Production en série de la R6

Georges Séguy (CGT) vient consulter le monde ouvrier à Billancourt

Réduction d'une heure de la semaine de travail

Reconnaissance des droits syndicaux dans l'entreprise

16 mai 1968 : Des jeunes professionnels du Trapèze débraient puis tous les ateliers suivent le mouvement et l’usine s’arrêtent

18 juin 1968 : Reprise du travail

1969: Lancement de la R12

Juillet 1970 : Institution de l'actionnariat à la RNUR

1972: Lancement de la R5

Changement du logo, la mention du nom de l'entreprise disparaît au profit d'un losange graphiquement épuré

J.P Sartre harangue les ouvriers de Billancourt Place Nationale

Agitation des mouvements Gauchistes. grèves à répétition

25 avril 1972 : Pierre Overnay, militant maoïste, est tué devant les grilles de l'avenue E. Zola

1973 : Grèves des grosses presses à Billancourt: 50 000 voitures perdues

Accord d'entreprise avec une amélioration du pouvoir d'a chat, des mesures pour départs en retraite anticipés et une nouvelles classifications

1974 : Mensualisation de l'ensemble du personnel

1975: Bernard Vernier-Palliez Président de Renault

            Grèves importantes : 110 000 voitures perdues

1976 : Ouverture d’une salle de prière pour les musulmans dans l’atelier 74

            Création de Renault Sport

1977: Débuts de Renault en Formule 1

Octobre 1981 : Grèves à propos de l'organisation du travail et des problèmes de classification

Décembre 1981 : Pierre Dreyfus devient le ministre de l’industrie

1982 : Présentation de la plaquette « Billancourt 2000 » de Claude Vasconi

Avril 1982 : Signature d'un Contrat de solidarité permettant au personnel âgé de 55 à 58 ans de partir en retraite anticipée

12 janvier 1983 : Grève à propos des classifications, des salaires et de l’organisation du travail. Reprise du travail le 8 février

1984 : Endettement de 57 milliards de francs (soit la moitié du chiffre d'affaires) et une perte annuelle de 12,5 milliards, la Régie est en situation de faillite

22 janvier 1984 : Bernard Hanon laisse place à George Besse

1985 : Renault est nationalisée

Annonce du plan social Renault (suppression immédiate de 4 à 5000 emplois sur un sureffectif estimé à 15 000 personnes)

Réhabilitation du Pont Daydé

21 janvier 1985 : Démission de Bernard Hanon

23 janvier 1985 : Georges Besse devient PDG de Renault. Il met fin à la politique du volume et met en place d'une politique de restructuration

9-21 octobre 1985 : Grèves au Mans, à Billancourt et à Choisy le Roi. La CGT n'est pas suivie. C'est un tournant dans les rapports de force

17 novembre 1986 : George Besse se fait assassiner

                        13,5 hectares des usines de Billancourt sont mis en vente

Incidents à Billancourt sur des cadres: dix responsables CGT sont exclus

Poursuite des réductions d'effectifs et chômage technique

1987 : Nomination de Raymond-Haim Lévy à la Présidence de Renault

            L'exclusion des 10 responsables CGT crée l'affaire des dix de Billancourt : Procès, mises en appel, réintégration et nouveau licenciement, loi d'Amnistie et visite au Président de la République, nomination d'un médiateur après l'avis défavorable du Conseil constitutionnel, Cour de Cassation 

1988 : Michel Rocard, Premier ministre, lance une opération d’intérêt national sur l’aménagement des terrains Renault. Deux études sont réalisées par Jean-Eudes Roullier et Jean-Pierre Morelon

1989: Création du Syndicat Mixte du Val-de-Seine, regroupant la Région, le Département et six communes.

22 décembre 1989 : George Gorse rencontre Michel Rocard pour se mettre d’accord sur l’avenir des usines

21 novembre 1989 : Raymond Levy annonce la fermeture définitive de l’usine sur Billancourt en mi-1992

1990: Renault redevient une société anonyme

29 janvier 1990 : Michel Rocard confie à Jean-Eudes Roullier une étude sur les

enjeux de l’aménagement des terrains de Billancourt et de Meudon

1992 : Renault modifie le logo, qui devient un losange en volume.

Le siège social est déplacé Quai du Point du Jour.

27 mars 1992 : Production des dernières voitures sur l’île Seguin

31 mars 1992 : Fermeture de l’usine Renault à Boulogne Billancourt

27 mai 1992 : Louis Schweitzer est nommé PDG de Renault

1994 : La Régie consulte plusieurs architectes (Renzo Piano, Paul Chemetov…) qui proposent tous de réutiliser les bâtiments de l’île Seguin

1995 : Jean-Pierre Fourcade est élu maire de Boulogne-Billancourt

1996 : Adoption par les communes, le conseil régional du schéma directeur du Val-de-Seine

1997 : Approbation du schéma directeur par l’Etat, consultation d’architectes

1998 : Présentation des trois projets retenus, Buffi/ Chemetov/ Fortier

            Le Syndicat mixte adopte un plan programme et une charte paysagère

1999 : Début de la polémique sur l’avenir de l’île Seguin

4 septembre 2000: Annonce du projet d'installation de la fondation Pinault sur un tiers de l'île Seguin afin d'exposer la collection personnelle d'art contemporain du milliardaire

Janvier 2001 : Exposition publique sur les projets de six équipes d’architectes chargées de travailler sur l’aménagement des terrains Renault.

27 septembre 2001 : Révision du PLU par Boulogne Billancourt

Octobre 2001 : Le jury de Boulogne Billancourt désigne les deux projets d’aménagement lauréats des études de définition : Patrick Chavannes/Jacques Ferrier pour les rives de Billancourt, Christian Devillers pour le secteur Pont-de-Sévres

25 octobre 2001 : François Pinault choisit Tadao Ando pour sa fondation

Hiver 2001-2002 : Exposition "Aménager Billancourt- concours et consultations 2001."

2002 : Création de la ZAC Seguin-Rives de Seine dont la mise en œuvre est confiée par convention à la SAEM Val-de-Seine aménagement.

6 juin 2002 : Le conseil municipal vote le plan de référence d’aménagement des terrains Renault. Ce plan de référence, effectué à partir des études menées par C.Devilliers, P .Chavannes, J.Ferrier et F. Grether, définit la cohérence de l’aménagement des 52 ha du sud de la ville et de l’île autour de quatre principes fondateurs

Juillet 2002 : Création de l’association pour la préfiguration et la promotion de l’île Seguin, île des deux cultures : art et sciences

Modification du POS de l’île Seguin pour permettre d’accueillir un équipement culturel

17 juillet 2002 : Approbation de la modification du POS de la pointe aval de l’île Seguin – (réserves pour le pont et les berges, changement de destination autorisant les équipements collectifs, la Fondation Pinault, et l’Hôtel)

12 décembre 2002 : Le conseil municipal accepte l’offre de concours de Renault pour aménager l’accès à la partie aval de l’île Seguin et la partie ouest du trapèze.                  Renault s’engage à céder à la ville pour 1 euro symbolique les terrains qui serviront à la construction des infrastructures publiques. L’accord est signé en avril 2003

30 janvier 2003 : Lancement de la consultation sur le PLU, adressée aux 41 000 foyers boulonnais, en partenariat avec l’institut CSA

Février 2003 : Exposition "Choisissons demain" à l’hôtel de ville

Lancement de la concertation préalable de la ZAC Seguin-Rives de Seine

Avril 2003 : Sélection de Marc Barani, après concours international, pour la construction du pont reliant Billancourt à l’île

15 mai 2003 : Le projet de PLU est arrêté par le conseil municipal

Protocole d’accord avec Renault répartissant la charge de l’aménagement des

terrains. sur la base suivante : Renault et partenaires : 44%, Ville de Boulogne-

Billancourt : 30%, Etat, département, Région : 26%

21 mai 2003 : Première commission de concertation sur les terrains Renault.

                        Roger Fauroux, ancien ministre de l’Industrie et de l’aménagement du territoire du gouvernement Rocard accepte, à la demande de la ville, d’être le médiateur sur les questions de l’aménagement de l’île Seguin et de Billancourt

Juillet 2003 : Création de la ZAC Seguin-Rives de Seine incluant les terrains                              Renault et le quartier du Pont-de-Sèvres, et de la SAEM Val de Seine aménagement, présidée par Jean-Pierre Fourcade, chargée de la conduite des aménagements de la ZAC

Jean-Louis Subileau, grand prix de l’Urbanisme 2001, est nommé directeur général délégué

11 juillet 2003 : François Pinault accorde une longue interview au Figaro et présente la future fondation dédiée à l’art contemporain sur l’île Seguin

Octobre 2003 : Après un an d’attente, le ministre de la Culture donne son accord pour la démolition de l’usine Seguin

                        La ville délivre le permis de démolir les bâtiments de l’île Seguin

Novembre 2003 : Lancement par la SAEM du concours international pour la façade-enveloppe

13 novembre 2003 : Dépôt du permis de construire de la fondation Pinault

29 mars 2004 : Début des travaux de démolition de l’usine sur l’île qui s’achèveront en mars 2005

8 avril 2004 : Le conseil municipal adopte le Plan local d’urbanisme

La ville ouvre un point d’information au 202 boulevard Jean Jaurès

Septembre 2004 : Le permis de construire de la fondation Pinault est délivré

13 septembre 2004 : Signature des promesses de vente Renault/Luba pour la fondation Pinault, Renault/SAEM pour le reste de l’île. Convention SAEM-DBS (Développement Boulogne Seguin, consortium des promoteurs Hines, Nexity et Sorif) pour lancer une première phase de construction. Le permis de construire de la fondation est délivré

5 octobre 2004 : Au terme du concours lancé par la SAEM, le lauréat de la façade enveloppe de l’île Seguin est choisi. La proposition de ARM Architecture (Mathieu Poitevin et Pascal Reynaud) Stéphane Maupin, Jérôme Sans et du bureau d’étude DVVD Danièle Vaniche est classée première par le jury

29 janvier 2005 : Dépôt du permis de construire du macro-lot D2. Deux permis de construire ont été déposés, un permis pour un programme de bureaux par l’agence anglaise de Norman Forman et un permis pour un programme de logement conçu par Atelier 234

24 décembre 2004 : Trois associations déposent un recours contentieux contre le PLU

1 février 2005 : Choix de Norman FOSTER et Atelier 234 pour l’îlot D2 du Trapèze (angle du quai de Stalingrad et du futur cours de l’île Seguin)

Février-mars 2005 : Désignation des premiers architectes retenus

14 mars 2005 : Sélection de 5 groupements investisseur – exploitant pour l’hôtel sur l’île Seguin

16 mars 2005 : Décision du conseil municipal d’implanter la SMAC (salle de musiques actuelles) sur l’île Seguin

24 mars 2005 : Choix de Jean-Paul VIGUIER pour l’îlot A1 du Trapèze (angle rue du vieux pont de Sèvres et du futur cours de l’île Seguin)

19 avril 2005 : Choix de Diener et Diener comme architecte pour le lot A2 (45 000 m2)

22 avril 2005 : La ville et les associations parviennent à un accord au terme duquel le recours est levé

29 avril 2005 : François Pinault achète la Palazzio Grassi à Venise pour 29 millions d’euros

9 mai 2005 : François Pinault annonce sa décision de ne pas construire sa fondation sur l’île Seguin

25 mai 2005 : Nicolas Sarkozy et Jean-Pierre Fourcade annonce la création d’un « comité d’expert »

29 juin 2005 : Signature de l’acte de cession entre Renault et la SAEM Val de Seine Aménagement portant sur une partie des terrains de l’île Seguin (3.2 Ha) et sur les terrains du Trapèze nécessaires à la construction du nouveau pont et du parking (1,5 Ha)

7 juillet 2005 : Approbation par le conseil municipal de Boulogne-Billancourt de la modification du PLU

12 juillet 2005 : Labellisation par le CIADT du pôle Meditèch Santé Ile de France comme pôle mondial de compétitivité spécialisé sur le thème de la Santé et notamment du cancer

13 juillet 2005 : Dépôt du permis de construire du macro-lot A1 par l’architecte Jean-Paul Viguier

6 septembre 2005 : Débat de clôture de l’exposition d’Ile en Ile présentant l’état d’avancement des projets de la ZQC Seguin Rives de Seine et de l’Ile de Nantes au palais de la porte dorée

10 octobre 2005 : Allocution de Dominique de Villepin, premier ministre, à la FIAC proposant la mise en place du centre européen de la création contemporaine

14 octobre 2005 : Deux ministres annoncent l’implantation de l’INCa sur l’île Seguin

10 novembre 2005 : Constitution du conseil d’experts pour l’avenir de l’île Seguin

23 décembre 2005 : Signature d’une convention de partenariat entre l’INCa, la ville, et la SAEM Val-de-Seine Aménagement qui précise les conditions d’installation de l’INCa d’abord temporaire en centre-ville, puis définitive sur l’île Seguin et les conditions d’intervention du conseil général des Hauts-de-seine

17 mai 2006 : Renault Donnedieu de Vabres, ministre de la culture a confirmé dans une communication au conseil des ministres l’implantation d’un centre d’art contemporain européen sur l’île Seguin

19 mai 2006 : Les deux présidents des écoles : l’université américaine de Paris (UAP) et l’université de New York (UNY) ont annoncé à l’ambassade des Etats-Unis l’implantation d’un campus sur l’île Seguin

2007 à 2015 : Travaux sur le Trapèze et l’île Seguin

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Jeudi 8 mai 2008 4 08 /05 /Mai /2008 16:53

Château, lotissement concerté dit Château Royal de Bellevue, puis Lotissement de Bellevue

source: http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr?ACTION=RETROUVER&FIELD_98=INSEE&VALUE_98=92048&NUMBER=9&GRP=0&REQ=%28%2892048%29%20%3aINSEE%20%29&USRNAME=nobody&USRPWD=4%24%2534P&SPEC=9&SYN=1&IMLY=&MAX1=1&MAX2=100&MAX3=100&DOM=Tous

localisation Ile-de-France ; 92 ; Meudon

aire d'étude Meudon

lieu-dit Bellevue

Adresse rue Marcel Allégot

dénomination château ; lotissement concerté

parties constituantes parc ; bassin ; orangerie ; remise ; étable à chevaux ; jardin régulier ; jardin potager ; glacière ; logement de domestiques ; grotte ; cascade ; réservoir ; tonnelle ; ferme ; ouvrage fortifie

époque de construction milieu 18e siècle ; 19e siècle ; 1ère moitié 20e siècle

année 1750

historique Ayant acquis le terrain de Bellevue en 1749, madame de Pompadour y fait bâtir un château par l' architecte Jacques Lassurance, assisté de l' architecte Jean-Charles Garnier d' Isles pour le dessin du parc ; le château est terminé en 1750 ; à la mort de la marquise en 1757, le roi modifie la distribution et le décor intérieurs et confie à l' architecte Ange-Jacques Gabriel de nouveaux aménagements : en 1767, deux ailes en retour en rez-de-chaussée ; en 1773, ces ailes sont absorbées dans une extension qui les relie au premier château ; à la mort de Louis XV, ses filles font transformer par l' architecte Richard Mique le décor intérieur du château, font dessiner un jardin anglais à Brimborion et construire un jardin anglais avec hameau dans l' esprit de celui de Trianon ; le château est finalement détruit en 1823 à l' initiative du promoteur Achille Guillaume qui a acheté le domaine et y réalise un lotissement des 1825 ; les autres vestiges du château disparaîtront de 1943 à 1972, à l' exception de la glacière et de la terrasse ; Guillaume respecte le hameau, transforme les ailes du château pour former une place qui portera son nom ; il reprend le plan général du domaine, trace des parcelles, y fait bâtir quelques maisons par l' architecte Guenepin, comme la maison 62 route des Gardes et, peut-être, celle 2 rue du Bassin ; il laisse à sa mort un lotissement inachevé qui gardera sa trame et conserve encore aujourd' hui son caractère résidentiel ; le passage du chemin de fer vers 1838 a, seul, rompu l' unité de l' ensemble ; depuis, de nombreuses maisons y ont été bâties ; en 1925, la compagnie Pharos y effectue un ultime lotissement entre les avenues du 11 Novembre, Eiffel et la rue Bussière.

date protection MH 1990/07/17 : inscrit MH

type d'étude inventaire topographique

date d'enquête 1994

rédacteur(s) Le Bas Antoine

N° notice IA00129839   © Inventaire général, 1994

Dossier consultable service régional de l'inventaire Ile-de-France, 127 avenue Ledru-Rollin 75011 PARIS - 01.56.06.51.20

 

 

 

 

 

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Jeudi 8 mai 2008 4 08 /05 /Mai /2008 16:50

Musée de l'Immigration d'Ellis Island

 www.insecula.com/salle/MS01024.html
vue le 12 mars 2006

Le centre d'immigration fermera ses portes en 1954. Il sera abandonné à son sort jusqu'en 1965, date à laquelle président Johnson en fera un monument national. Le président de Chrysler Lee Iacocca, à la tête d'un comité de soutien, mobilisera 156 millions de dollars en 1982 pour restaurer le site et en faire un musée.

Les travaux prendront fin en 1990. Le musée sera inauguré le 10 septembre. Il accueille aujourd'hui deux millions de visiteurs par an.

Construit sur deux niveaux, le musée occupe le bâtiment qui accueillait les immigrants qui débarquaient et subissaient le premier tri. La visite commence par la Salle des bagages (Baggage Room) qui constitue le hall d'entrée. Les nouveaux arrivants devaient y laisser malles et bagages avant d'accomplir les formalités administratives.

Ils devaient ensuite prendre les escaliers pour se rendre à la Salle d'enregistrement (Registry Room), construite comme une salle à bestiaux et également appelée "les six secondes physiques". Des médecins, postés en haut des marches, faisaient un premier diagnostic en observant comment les immigrants montaient les marches. Ils signalaient ceux qui méritaient un contrôle en inscrivant à la craie sur les vêtements le lettre E (Eyes) pour les yeux, H (Heart) pour le coeur, L (Lungs) pour les poumons et X pour les déficiences mentales. Ceux qui échappaient à la visite pouvaient directement accomplir les formalités d'entrer sur le territoire.

L'Escalier de la Séparation (Stairway of Separation) servait d'aiguillage final. Les 98% personnes admises pouvaient se rendre à un bureau de change et au guichet des ferry-boats pour New Jersey ou Manhattan. Les exclus prenaient le couloir central qui les conduisait vers les dortoirs ou l'hôpital. Le système refoulera environ 250.000 personnes qui devaient embarqués sur les navires en partance. Les ailes situées dans les ailes du premier étage exposent des portraits et des affaires personnelles des expatriés volontaires. Certaines photos montrent des immigrants qui serrent entre les dents leurs cartes d'immatriculation, d'autres dont le billet de train est épinglé au revers du col. Nombreux ne savaient pas ce qui les attendaient. Les rues de New York n'étaient pas pavées d'or. En fait, le plus souvent, elles n'étaient pas pavées du tout. Et ils comprenaient alors que c'était pour qu'ils les pavent qu'on les avait fait venir.

Le Centre d'histoire de l'immigration de la famille américaine du musée de l'immigration d'Ellis Island a constitué une base de données informatisée qui recense les personnes ayant transité sur l'île. Le travail d'archivage, accompli par 12.000 bénévoles de l'Eglise de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, a commencé en 1993 et a pris fin en 2000. Il a nécessité 5,6 millions d'heures de travail.

22 millions de noms ont été extraits des listes d'arrivées de passagers entre janvier 1892 et décembre 1924, parmi lesquels des étrangers, des citoyens américains, des membres d'équipage, des étrangers non immigrants, des déportés, et des gens qui avaient raté le bateau. Ce travail recense 71% des arrivées aux Etats-Unis de 1892 à 1924.

Les registres individuels comportaient généralement les renseignements suivants : nom et prénoms du passager, nom du navire, port de départ, port d'arrivée et date d'arrivée. Pouvaient également être mentionnés le sexe, la situation de famille, la nationalité, des parents ou des amis en dehors des Etats-Unis, des parents aux Etats-Unis, la date et le lieu exacts de naissance. Le nombre de colonnes de renseignement passera de 15 colonnes les premières années à 36 dans les dernières. Les ports de départ les plus souvent mentionnés étaient situés dans les pays suivants: Italie, Autriche, Hongrie, Russie, Finlande, Angleterre, Irlande, Ecosse, Canada, Terre-neuve, Allemagne et Pologne.

Le visiteur qui découvre un ancêtre dans la base de données peut imprimer une copie du manifeste des passagers et une photo du navire sur lequel cet ancêtre s'était embarqué. Les internautes peuvent consulter la base de données sur le site "ellisislandrecords.org". Les Etats-Unis accueillent aujourd'hui environ 700.000 personnes par an. En 1780, un Américain sur quatre était le descendant d'un Anglais ou d'un Irlandais. La première vague importante d'immigration, en provenance d'Europe, aura lieu entre 1840 et 1860. Elle sera essentiellement composée d'Irlandais, d'Allemands et de Juifs d'Europe de l'Est.

La loi Johnson-Reed, votée par le Congrès en 1924, instituera un système de quotas par pays basé sur les origines des personnes vivant déjà aux Etats-Unis. Cette décision devait favoriser les Européens et freiner l'immigration de la communauté asiatique dans l'Ouest. Une nouvelle législation mettra un terme à cette ségrégation en 1952. Aujourd'hui, la communauté asiatique est celle qui augmente le plus rapidement et qui s'adapte le mieux au pays. Certaines universités américaines prestigieuses ont du adopter des mesures spécifiques pour rendre leur accès plus difficile à cette communauté qui menaçait de devenir majoritaire parmi les étudiants ! En 1950, moins de 4 millions de personnes avaient des origines hispaniques. Ce total s'élève aujourd'hui à 27 millions. La moitié des Hispaniques viennent du Mexique, les autres d'Amérique Latine ou du Sud, comme le Salvador, la République Dominicaine, la Colombie et Cuba. Plus d'un tiers de cette communauté vit en Californie. Les Cubains sont très représentés en Floride et les Mexicains au Nouveau-Mexique.

Les quotas nationaux ont été remplacés par des quotas par hémisphère en 1965, la préférence étant donnée aux parents de citoyens américains et à des personnes possédant des qualités professionnelles adaptées au marché du travail américain. Le système de quotas par hémisphère sera abandonné en 1978. Depuis 1990, le gouvernement s'est fixé un cap de 675000 d'immigrants par an. La nouvelle loi tente de sélectionner des immigrants très qualifiés et d'attirer des groupes encore peu représentés avec le programme de "Diversity Visas".

 


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Jeudi 8 mai 2008 4 08 /05 /Mai /2008 16:48

La “bagnole” à l’île Seguin, encore un avatar tourné vers le passé ...?

de Jérôme Auzolle

25 septembre 2005
www.archicool.com/cgi-bin/presse/pg-newspro.cgi?id_news=893

Dans une tribune de la rubrique “Horizons” le quotidien du soir “Le Monde” , livre dans son édition du week-end ( datée dimanche-lundi 25-26 septembre 2005 ) une tribune signée de personnalités parisiennes universitaires comme : Louis Bergeron, Christian Bromberger, Guy Burgel, Jean-Louis Cohen, Yves Cohen, Gérard Monnier, Pascal Ory, Marcel Roncayolo, Paul Smith, Denis Woronoff. “

 

Que proposent-ils ? Oubliée feu la mémoire ouvrière, et Jean Nouvel, oublié le quartier nouveau avec son musée d’art contemporain plaidé par le conseiller spécial François Barré et le grand prix d’urbanisme JL Subileau, voici la proposition de consacrer l’île Seguin à “l’histoire de l’automobile”.

 

Ces personnalités de l’université des sciences sociales, garagistes des terres en déshérences, constatant la “tabula rasa” factuelle de l’île, proposent, puisqu'il s’agit d’un “haut lieu de l’histoire automobile,” d’y édifier un “ pôle dédié à la civilisation de l’automobile.”

 

C’est un gag ou est-ce sérieux ? à l’heure ou l’on commence à se résoudre à “sortir” la voiture de la ville ?

Puisque la mémoire ouvrière faisait peur à Boulogne, essayons de la réintroduire sous le nom des belles automobiles semblent ils proposer. Mais l’histoire de l’automobile; c’est l’histoire du XXe siècle, de la montée de l’industrialisation, mais aussi de la nationalisation pour collaboration des usines Renault, de l’immigration en masse, des classes laborieuses, du taylorisme importé des USA, mais aussi des dizaines de milliers de morts sur les routes, de la pollution, et une des causes du réchauffement climatique destructeur, du gâchis d’un mode de vie égoïste qui privilégie l’intérêt individuel au détriment ou à la charge de la collectivité ?.

Cette “cité de la voiture ancienne” (sic) semble révélatrice d’une incapacité, même parmi des universitaires, certes d’un certain âge, d’inventer l’avenir. De se projeter dans l’avenir, d’être pertinent à la question : Qu’est ce que construire au XXIe siècle ? Mais aussi qu’est ce qu’une pauvre île enclavée et rasée ?

Le mythe de la voiture, n’est il pas sérieusement dépassé ? Que représente il encore ? La matérialisation d’un quelconque prétexte est-ce encore une réponse contemporaine dans un monde de pouvoir dématérialisé ?

N’est-ce pas encore vouloir construire selon le modèle de la gare du XIXe siècle, un objet monolithique que l’on peut fermer tous les soirs ? Une vision archaïque et passéiste de la centralité urbaine ?

Puisque nous avons rasé, alors inventons, assumons une vision neuve du XXIe siècle. Un laboratoire oui, mais un laboratoire du futur, pas de l’expression d’un énième romantisme de ce si cher et magnifique temps passé. Un laboratoire qui dise quelque chose au monde entier, comme par exemple; “nous sommes vivants.” faisons en sorte de ne pas avoir à dire : “venez admirer notre Louvre de la bagnole sur notre île cimetière.”

 

A croire que dès qu’une opportunité urbaine se dégage (que ce soit aux Halles, à l’île Seguin, ou ailleurs) il s’agit d’empêcher la moindre émergence de se faire jour, mais aussi le moindre logement social ?

 



 

 

 

 

 

 

 

 


 

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Jeudi 8 mai 2008 4 08 /05 /Mai /2008 16:45

Île Seguin : le conseil d’experts planche sur un

«projet ambitieux, à la hauteur du passé de Billancourt»

Novembre 2005

www.boulognebillancourt.com/content/Infos%20mairie/Projets%20urbains/Terrains%20Renault/Archives/ReunionExperts01.php

 

Jean-Pierre Fourcade, sénateur maire de Boulogne-Billancourt, et Jacques Gautier, premier vice-président du conseil général des Hauts-de-Seine, représentant son président Nicolas Sarkozy, ont installé le 10 novembre le conseil d'experts désigné pour le devenir de l'île Seguin.

La mission de ce conseil est de définir un projet ambitieux mais réaliste pour l’île Seguin, après le retrait de François Pinault et de sa fondation d'art contemporain. Au cours de ces derniers mois, le caractère exceptionnel du site de l'île Seguin a suscité une profusion d'idées et de propositions. C’est au conseil constitué de 24 personnalités* de haut niveau, de tous horizons culturels et professionnels, et de 12 élus, qu’il reviendra de les apprécier mais aussi de conduire ses propres réflexions afin de faire «des propositions organisées et évaluées» pour l'avenir de l'île Seguin.

Réunis pour la première fois le 10 novembre dans l’hémicycle de l’hôtel du département, ces experts ont pu exprimer leurs suggestions. Mais c’est tout d’abord Nicolas Sarkozy, représenté par le premier vice-président du conseil général des Hauts-de-Seine, Jacques Gautier, qui a adressé un message fort : «Nous avons souhaité réunir les meilleurs connaisseurs de chaque domaine, car l’île Seguin doit avoir un projet à la hauteur de son passé. Si l’ambition du 21e siècle n’est plus le travail à la chaîne, nous nous réclamons tous du progrès symbolisé par Boulogne-Billancourt. Renault avait un temps d’avance. Nous devons conserver cette ambition.»

Jean-Pierre Fourcade a ensuite rappelé les différentes propositions dont il a déjà été saisi - près d’une quarantaine - et qui peuvent être regroupées en cinq grandes familles :

- art et création contemporaine, avec notamment un «Centre européen de création contemporaine» évoqué par le Premier ministre, un «Musée des installations» imaginé par Jean de Loisy, un hall de «réserves visitables» des collections du Centre Pompidou, du FNAC ou encore des FRAC, et le projet proposé par M. Berardo, grand collectionneur d’art contemporain portugais
- sciences, éducation, développement durable, comme le projet «l’Homme transparent», exposition-spectacle sur le corps humain et musée de la médecine de demain , la «Cité des savoirs du XXIe siècle», projet pédagogique porté par des enseignants et des parents d’élèves boulonnais, «l’Ile de la Terre» et «Planet Observer», projets de vulgarisation et de sensibilisation interactive au développement durable, ou encore l’«Exploradome».

- musique, avec le projet de la ville de Boulogne-Billancourt d’une Scène des Musiques Actuelles (SMAC).

- mémoire et création industrielles. Au-delà du passé de Renault à Billancourt, c’est le passé industriel des Hauts-de-Seine qui serait mis à l’honneur, avec l’industrie automobile, l’aviation, le cinéma… Les deux associations d’anciens salariés de Renault, ATRIS pour les ouvriers et AMETIS pour les cadres, sont impliquées et participent à un groupe de travail mis en place par la commission de concertation Seguin-Rives de Seine. Diverses propositions de musées ont été évoquées : une «Cité du Design», un musée de «L’affiche politique» en collaboration avec l’école nationale supérieure de Créations Industrielles, un «Musée des savoirs de l’automobile», consacré à l’histoire technique, industrielle et sociale de l’automobile, auquel pourraient être associés un centre de recherche universitaire spécialisé et une médiathèque

 - tourisme et loisirs. Création d’un grand pôle touristique, d’un vaste ensemble hôtelier avec utilisation de la Seine comme moyen de transport, d’un parc aquatique, d’un grand aquarium ou encore d’un practice de golf…

- Projets et propositions du conseil d’experts.Les experts ont fait part de leur vision des projets en cours et de leur perception des priorités à donner pour l’avenir de l’île Seguin. Jean Nouvel imagine «une scène au milieu de la Seine, un grand espace urbain fédérant toutes sortes d’activités» à côté d’un «Paris qui s’endort». Pour Marc-Olivier Dupin, il faut avant tout penser au public, avant de plancher sur les projets «avec une ambition de nature éditoriale». Jean-Marie Rouart souhaite renforcer le potentiel de légende de Boulogne-Billancourt lié à sa mémoire industrielle en évoquant «un musée de l’automobile et pourquoi pas du cinéma, né dans cette ville». Christian Bréchot de l’INSERM milite pour «un véritable espace de recherche axé sur la prévention, les soins et la diffusion des connaissances, notamment grâce à la création d’une bibliothèque de vulgarisation qui n’existe pas en Europe». Olivier Kaeppelin et Bruno Racine insistent sur le manque cruel «de lieux d’accueil pour les grands créateurs étrangers ou les artistes vivant chez nous» et Armand Frémont rêve de «réinventer une nouvelle cité universitaire.»

 

Vers l’Île des deux culture

Jean-Pierre Fourcade a conclu cette première réunion en rappelant le travail du conseil municipal de Boulogne-Billancourt et de ses partenaires qui, depuis cinq ans, étudient l’urbanisation des 52 hectares délaissés par Renault sur le territoire de la ville : «Le projet de l’Île des deux cultures a été créé autour de deux pôles : un pôle culture et loisirs appuyé sur des équipements attractifs et permettant d’accueillir de nombreux artistes et le public, et un pôle sciences-recherche-activités faisant partie du pôle de compétitivité MediTech, recevant aussi bien des institutions publiques comme l’INCa que des entreprises de haute technologie. Le travail du comité d’experts est de réfléchir aux différentes pistes susceptibles de déjà constituer un projet ambitieux, cohérent mais réaliste, en synergie avec les projets engagés : l’île Seguin doit être un lieu fédérateur qui rayonne au-delà des frontières locales et nationales

Six réunions sont prévues entre décembre et mars 2006, pour la restitution des travaux de ce conseil.

 

*Présidé par Nicolas Sarkozy et par Jean-Pierre Fourcade, le conseil est composé de 22 experts reconnus, venus d’horizons différents, aux quels se joignent François Kosciusko-Morizet, maire de Sèvres, Hervé Marseille maire de Meudon, les trois premiers maires adjoints de Boulogne-Billancourt Gérard de Vassal, Pierre-Mathieu Duhamel et Dorothée Pineau, et les trois conseillers généraux Pierre-Christophe Baguet, Francis Choisel, Thierry Solère.

Jean Nouvel et Christian de Portzamparc, architectes, Olivier Philippe, Gilles Clément, Pascal Cribier, paysagistes, Bruno Racine président du Centre Pompidou, Jean-Hubert Martin ancien directeur du musée d’Art moderne, directeur du musée de Dusseldorf, Michel Coté directeur du musée des Confluences (musée des Sciences et de la Vie) à Lyon, Pierre Boulez compositeur et chef d’orchestre, Marc-Olivier Dupin compositeur, directeur de l’orchestre régional d’Ile-de-France, ancien directeur du Conservatoire national de musique, Marie-Thérèse François-Poncet responsable de la commission musiques actuelles de la Fédération nationale des communes pour la culture – FNCC, Dominique Bourg philosophe, professeur, directeur du Centre d’études et de recherches, Bertrand Collomb président directeur général de Lafarge, président de l’AFEP, Anne Ducroux présidente du Conseil national du développement durable, Xavier Chapuisat ancien président de Paris-XI, ancien président de la conférence des présidents d’universités, Christian Bréchot directeur général de l’INSERM, Armand Frémont géographe, ancien recteur de l’académie de Versailles, spécialiste de l’aménagement du territoire, Jacques Glowinski professeur – directeur du Collège de France, Jean-Marie Rouart écrivain – membre de l’Académie Française, Alain Finkelkraut écrivain, Louis Schweitzer président du conseil d’administration de Renault, Bernard Faivre d’Arcier ancien directeur du Festival d’Avignon.

Tous les élus étaient présents, huit experts n’avaient pu se rendre à cette première réunion.


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Jeudi 8 mai 2008 4 08 /05 /Mai /2008 16:40

Patrimoine mondial, Patrimoine industriel

de Marin Dacos

Publié le dimanche 27 mai 2001
calenda.revues.org/nouvelle919.html


Depuis les grandes étapes de la désindustrialisation, on assiste à l'apparition d'un intérêt nouveau pour le patrimoine de l'industrie. La globalisation économique, l'accélération technologique, le développement de l'archéologie industrielle, la prise de conscience de l'importance de l'environnement semblent susciter de nouvelles approches vers ce patrimoine particulier. Celui-ci s'inscrit bien évidemment dans la dimension plus globale de l'histoire des monuments historiques marqués par une désignation, un classement qui nomme un site comme faisant partie d'un héritage qu'il convient désormais de pérenniser, de sauvegarder, de conserver et de transmettre avec des modalités et des processus institutionnels particuliers et historiques qu'il nous faudra interroger. Seulement, pourquoi et comment certaines traces de l'histoire industrielle se métamorphosent en héritage. S'agit-il de porter à la postérité la mémoire d'un groupe social, d'une idéologie, d'une architecture, de techniques de travail ou de rapports de production caractéristiques ayant structuré nos sociétés ? Le legs industriel, s'inscrit-il toujours dans le long terme, dans le besoin de transmettre ?


Question d'autant plus cruciale aujourd'hui que l'accélération du processus de désindustrialisation rend obsolète toujours plus de bâtiment industriel en Europe entière. Nombre sont détruits, d'autres sont inventoriés et/ou bénéficient de mesures de protection et de sauvegarde, beaucoup sont l'objet de mise en valeur, de réhabilitation architecturale ou de conservation. Les acteurs participant à ce processus ne se limitent plus aux services de l'Inventaire et des Monuments Historiques ou encore au milieu universitaire et érudit. Elus locaux, architectes, urbanistes, industriels et commerçants, co-construisent et se partagent désormais ce legs particuliers.


Suite à une prise de conscience des valeurs technique, culturelle et sociale que ce patrimoine recèle, son intégration dans les contextes urbains et sociaux contemporains est devenue un des enjeux majeurs pour l'aménagement et l'identité des villes européennes.


Comment interpréter ce phénomène ? Peut-on dès lors parler de patrimoine industriel ou de patrimoine ouvrier ? Cela revient à se demander comment le définir ? Observe-t-on une unité ou plutôt une diversification des instrumentalisations de cet héritage ? Quel est désormais son rapport avec la mémoire, l'idéologie, l'histoire, le temps et l'espace ?


D'autres questions semblent également se poser: Que met-on réellement en valeur dans ces sites et pourquoi ? Y cherche-t-on systématiquement une production culturelle ? Comment passe-t-on de la phase du monument protégé à la phase du monument média ? Y découvre-t-on a posteriori une plastique industrielle?


 

 

 

 

 

 


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Jeudi 8 mai 2008 4 08 /05 /Mai /2008 16:34

A la fin du XIXème, deux entreprises dominent le monde automobile : Panhard & Levassor ainsi que Peugeot. Elles ont investi de leurs argents et de leur temps pour créer des modèles performant et pratique. Toutefois ces structures touchent une clientèle proche socialement de leurs dirigeants. Des clients peu nombreux mais très exigeants. Un climat favorable pour le développement d’entreprises dés 1898 comme Darracq, De Dion-Bouton ou Renault. Ainsi en cette même année soixante constructeurs automobiles apparaissent sur le marché automobile. Renault lance sa première voiturette en 1898, et lors de sa première démonstration Louis Renaud vend douze modèles de son engin. Il dit de lui-même en 1932 : « tout jeune, par tempérament, je n’avais qu’un plaisir, je n’avais qu’une joie, celle de concevoir, de créer et de produire quelque chose. C’est la raison pour laquelle une de mes premières préoccupations a été d’édifier un petit atelier. »[1].


C’est à partir de ce moment que va débuter une grande histoire industrielle. Une entreprise qui a fondé sa croissance sur l’autarcie et la technique. Elle ne subit pas la crise de 1907 contrairement à ces concurrents grâce à la vente de ces taxis. Les dirigeants pour prévenir de la récession, diversifient leurs productions. Cependant l’entreprise ne voit pas l’intérêt d’ouvrir le marché comme Henry Ford à une clientèle moins fortunée. Il veut de plus devenir autonome et ne plus dépendre de ces fournisseurs. En 1912, on note la création de la Société anonyme pour l’Eclairage des Véhicules (S.E.V.) et la société anonyme des Huiles Renault en 1911. Pour s’intégrer dans le monde, l’entreprise créée des filiales de vente à Londres (1905), à New York (1906), à Berlin (1907), à Madrid (1907) et à Budapest (1913). Louis Renault introduit la notion du taylorisme dans ces usines, afin d’être plus productif. En 1913, son entreprise « enregistre le plus important chiffre d’affaire de la construction automobile française. Sa production est l’une des plus fortes derrière celle de Peugeot, redevenu premier constructeur. »[2]. Une telle renommée qui a permis lui d’être élu président de la Chambre Syndicale des Constructeurs automobiles la même année. « Depuis la défaite de 1871 face aux Prussiens puis l’annexion de l’Alsace-Lorraine par l’Allemagne, les Français parlent de revanche. »[3]. Une reconquête de territoire importante grâce au potentiel industriel et la main d’œuvre qualifiée que possède l’Alsace-Lorraine. Mais cela n’est qu’une des raisons pouvant justifier la guerre. La première guerre mondiale, prévue comme une guerre rapide surprend les dirigeants qui ne s’attendaient pas à des ennemis bien préparés. « On est bien loin des convictions passées, au point de reconnaître déjà qu’une victoire militaire ne dépend plus de la seule capacité à rassembler le plus grand nombre d’hommes sous ses drapeaux. Une victoire se construit autour de sa faculté à mettre ses usines et ses ateliers au service de l’armée. »[4]. A partir de ce moment que l’entreprise de Louis Renault va jouer un rôle important. En août 1914, Renault n’est pas inscrit sur le plan de mobilisation nationale. Cependant, l’évolution des conflits oblige les dirigeants à prendre en compte les grands industriels de France, surtout avec l’approche des allemands de Paris. La bataille de la Marne, débuté le 6 septembre va donner un autre regard au conflit car cette bataille devient une guerre de position. Pour conduire dans la Marne la 62E division, les taxis parisiens sont réquisitionnés, dont la plus part construit par Renault.

Les militaires se rendent compte de l’importance de l’automobile. L’état établi l’économie de guerre réclamant aux usines de se mettre au service de la guerre pour la fabrication d’armes et de munitions. « Sous l’impulsion de Louis Renault, le comité des Forges parvient à rassembler le potentiel de plusieurs entreprises –dont une dizaine de constructeurs automobiles [5]-, afin de répartir les fabrications d’obus. »[6]. Il arrive à imposer à l’armée un modèle d’obus, pièce « réalisée par décolletage et non par emboutissage »[7]. Il crée des liens politiques avec les ministres de la Guerre, de l’Armement, des militaires… et profite pour mieux étudier un marché qui s’ouvra à lui. En 1914, il renforce la place de la S.E.V. en récupérant les brevets de la filiale française Bosch. En 1916, il crée les Forges et les Aciéries de Firminy[8], près de Rouen. « Il s’engage en effet à acheter la production d’acier des quinze premiers mois de l’usine. Une façon indirecte de financer 40% de l’opération. »[9] . Mais cette dernière ne sera que fonctionnelle à la fin du conflit. Louis Renault décide d’en construire une autre à Saint-Michel-de-Maurienne, en Savoie, qui ne sera opérationnelle qu’en 1919. Cependant, il veut toujours diversifier ses productions : shrapnells, baïonnettes, fléchettes, fusils, canons….Cependant il retourne sur Billancourt pour s’occuper de sa production automobile et d’avion. Le 6 septembre 1918, Louis Renault est fait officier de la Légion d’Honneur. Il attend un marché plus propice afin d’aménager ces terrains pour installer un système de rentabilisation de construction. Mais Citroën s’installe sur le marché de l’automobile française en appliquant les méthodes américaines, notamment le fordisme. Une guerre du marché va s’opérer entre ces deux constructeurs qui veulent en permanence innover et construire rapidement. Lors de la seconde guerre mondiale, les dirigeants ne prennent pas en compte l’évolution sociale, les mouvements économiques et surtout la collaboration avec l’ennemi français, les Allemands. Louis Renault se fait arrêter et meurt pendant son incarcération. Les problèmes financiers de l’entreprise entraînent sa nationalisation en 1945. Mais la crise de 1984 du à l’augmentation du pétrole impliquant un ralentissement de la croissance mondiale. En 1996, Renault est privatisé, lui permettant d’entrée sur le marché européen et mondial.

 



[1] Louis Renault, au banquet organisé le 14 avril 1932 lors de son élévation à la dignité de Grand officier de la Légion d’honneur. Cité par Patrick Fridenson, Histoire des usines Renault, Naissance d’une grande entreprise. 1898-1939. Le Seuil, 1972, p.45

[2] Jean-Louis Loubet, 2000, p.17

[3] Jean-Louis Loubet, 2000, p.21

[4] Brasier, Chenard & Walker, Clément-Bayard, Delage, Delaunay-Belleville, De Dion-Bouton, de Dietrich, Panhord & Levassor, Renault et Unic

[5] Jean-Louis Loubet, 2000, p. 22

[6] Jean-Louis Loubet, 2000, p. 22

[7] Jean-Louis Loubet, 2000, p. 22

[8] Société anonyme des Aciéries de Grand-Couronne

[9] Patrick Fridenson, op. cit., p 104-105.

 

Par Maelis - Publié dans : Historique
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Mercredi 23 avril 2008 3 23 /04 /Avr /2008 22:01

«Rendre l'île Seguin aux Boulonnais»

Les rives de l'île Seguin en novembre 2005
Joël Saget AFP/Archives ¦ Les rives de l'île Seguin en novembre 2005
 

Pierre-Christophe Baguet, député-maire (UMP) de Boulogne-Billancourt (92), détaille ses projets pour 20minutes.

Vous avez pris hier la présidence de la société d'économie mixte Val-de-Seine, et son directeur général Jean-Louis Subileau est parti. Quels sont les projets en cours que vous allez poursuivre?

Je ne remettrai pas en cause l'essentiel des aménagements sur le Trapèze [partie des terrains Renault située sur le continent, trente-deux hectares sur cinquante-deux], notamment la «non-tour» de Jean Nouvel. Mais je veux que l'on prévoie des aménagements sportifs, nécessaires si l'on accueille les 17 000 habitants annoncés. D'ailleurs, je veux réduire la densité de logements car il ne faut pas que Boulogne devienne la 3e ville la plus dense d'Ile-de-France.

Pour l'île Seguin en revanche, c'est la table rase...

Sur les 175 000 m2 prévus, j'en garde 110 000. Les administrations fermées le soir et qui ne paient pas de taxe professionnelle, telles que le CNRS, l'Institut national du cancer et l'Inserm, trouveront un nouveau site. Rien n'avait été engagé ni signé. Certes, l'hôtel et la résidence pour chercheurs et artistes ont obtenu des permis de construire, mais je négocie avec leurs promoteurs. Enfin, le projet d'université américaine de Paris vient d'être abandonné par son partenaire financier, la New York University, donc le problème est réglé.

Comment comptez-vous aménager l'île?

On va rendre l'île aux Boulonnais, elle sera plus verte, plus culturelle, plus vivante. Un pôle de 40 000 m2 accueillera les industries culturelles, sièges de télévisions, radios et studios de cinéma... Un second sera consacré aux loisirs: restaurants, guinguettes, un cinéma en plein air, des librairies, galeries d'art, et une grande halle où organiser des événements comme les défilés de mode, le marché de Noël...

Outre cette partie privée, le public investira-t-il sur l'île?

Oui, l'Etat et le département apporteront leur contribution sur les deux pointes. A l'aval, une halle pourra accueillir des oeuvres monumentales, notamment celles de la collection de François Pinault. La municipalité précédente l'avait fait partir. Et sur la pointe amont, nous ferons une conque, salle de concert ouverte comme à Sydney ou Chicago. Je vois aussi des pavillons thématiques et une villa Médicis qui accueillerait des artistes en résidence pour six mois et serait ouverte au public.

Inscrivez-vous ce projet dans le cadre de la Vallée de la culture mise en place par le département?

Oui, les bateaux promenades s'arrêteront, après l'île Seguin, à la manufacture de Sèvres, sur l'île de Monsieur, au parc de Saint-Cloud, puis aux jardins Albert-Kahn, enfin au musée Belmondo et au château Rothschild. L'ensemble formera un poumon vert et culturel, loin du seul « jardin de sculptures » annoncé par certains. Reste ensuite à obtenir le prolongement de la ligne 9 du métro.

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Recueilli par Sophie Caillat

Par Maelis - Publié dans : Articles de presse
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